Georges Bridot acheta les bâtiments en 1905. Il crée à cet endroit la « Distillerie d’Ivry-la-Bataille » qui se situe à l’époque à la périphérie de la ville et en face de la gare qui avait été mise en service en 1873.
À gauche, sous un auvent, on garait les véhicules. Puis venaient les écuries avec le grenier à foin au-dessus. Une voie d’accès à la rue de Garennes était ornée du même portail que celui de devant. La partie la plus imposante du bâtiment, avec son toit surélevé, une cheminée beaucoup plus haute que l’actuelle, était vouée au travail effectué dans une distillerie : la confection de liqueurs supérieures (preuve en est des récompenses citées sur le mur d’enceinte de l’époque), du commerce de vins en gros. Les fûts étaient entreposés dans une salle en contrebas de la partie de droite.
Le propriétaire et sa famille résidaient dans la maison bourgeoise à droite de la distillerie.
A sa mort, sa fille, Blanche Bridot loua la distillerie à M. Mary (fils) jusqu’à la deuxième guerre mondiale environ. Le Directeur de l’époque habitait la maison de briques à gauche du portail de la rue de Garennes.
Après la guerre, de 1946 à 1960, M. Jean-Claude Mary (petit-fils) et des associés reprennent l’affaire du commerce de vins et spiritueux. Ils apposent leur nom sur le fronton des deux portails.
Il faut préciser que les Mary sont dans le métier depuis plusieurs générations : le grand-père travaillait chez Edouard Lemaire au XIXème siècle à la distillerie de l’Abbaye de Thélème.
Le 1er octobre 1963, Melle Bridot décède. La distillerie qui n’est plus en activité depuis 1960, est vendue à la commune le 15 janvier 1965. Le Conseil Municipal vote le projet d’en faire une salle des fêtes. On y mènera des activités culturelles et sportives grâce à des aménagements spécifiques.
De 2013 à 2015, le Conseil municipal choisit de fermer le bâtiment afin de procéder à d’énormes travaux de réfection pour suivre les normes de sécurité et ré-ouvrir les salles aux utilisations des associations et de la population.