Cette Abbaye de Bénédictins fut fondée en 1071 par le Comte Roger de Beaumont, échanson de Guillaume le Conquérant. Elle fut dédiée à Notre-Dame de St Pierre et comptait à l’époque 17 religieux. Elle n’a malheureusement connu que misère, malchance et maltraitance.
1087
L'Abbaye devient camp retranché et est incendiée.
1087
1240
L'église est reconstruite.
1240
1250
16 religieux y vivent.
1250
1470
La guerre de cent ans et une très mauvaise gestion ruinent et désolent le monastère.
1470
1549
Philibert de l’Orme, architecte du château d’Anet, y est nommé prieur. Il fait effectuer des travaux énormes pour réhabiliter le lieu.
1549
1563
une reconstruction « à la sauvage » s’effectue après le pillage de l’Abbaye par les calvinistes
1563
1766-1775
Fermeture progressive mais définitive du site.
1766-1775
1776-1790
Le Prieur Dom Le Roux a emprunté pour rebâtir l’essentiel. L’inventaire effectué à cette époque fait état de beaux objets comme des tableaux, des statues de bois, une contre table sculptée et dorée, des stalles qui seront retrouvées dans l’église St Martin.
1776-1790
1794
1794 : les révolutionnaires pillent et détruisent l'édifice. Seul un bâtiment de dépendances est conservé et transformé en filature de coton. Un incendie l'endommagera en 1809.
1794
Au XIXème siècle
Au XIXème siècle on y utilise la force motrice de l'eau. Des ateliers de fabrication de peignes et d'instruments de musique à vent s'y installent.
De l'abbaye, il ne reste à ce jour que le portail et quelques pierres visibles chez les particuliers du quartier ainsi que le cellier.
Au XIXème siècle
1730
Le portail est décrit en 1730 comme une œuvre de style gothique daté du XIe siècle avec au centre, la Trinité, et sur les côtés, cinq grandes figures : à gauche le duc-roi Guillaume et ses deux fils Robert et Guillaume, à droite Roger d’Ivry et sa femme. Ce sont des statues qui s’apparentent au portail royal de Chartres et de la cathédrale du Mans.
A l’origine, le portail a dû être coloré ; si on regarde de près, quelques couleurs sont encore visibles dans certains interstices.
Cette porte témoigne de la diffusion des influences de l’Ile de France voisine.
1730
Aujourd'hui, l'une des dernières entreprises de la commune jouit des locaux et l'aspect extérieur de l'ancien bâtiment a bien été conservé.
Pour une superbe mise en valeur de ce vestige, la municipalité a fait illuminer le Portail de l’Abbaye Notre-Dame dès la tombée de la nuit.